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Il sembla hésiter quelques secondes, ouvrit les bras, ce qui eut pour effet de déployer la voûte du Ciel.
- J'ai créé le Jour, et j'ai aussi créé la Nuit, déclama-t-Il, j'ai créé la Lumière et les Ténèbres, j'ai créé l'Envers et l'Endroit, le Bien et le Mal, j'ai créé la Liberté et l'Esclavage, la Joie et la Peine, le Soleil et la lu...
Style : Nouvelle | Par wasser | Voir tous ses textes
Je crois que jamais je ne pourrais me taire
Parfois les mots sont tellement délicieux
Surtout lorsqu'ils sont partagés par deux
Des mots pour implorer le ciel et la terre
Gagner les plus hauts nuages, sauter dans l'eau
Suivre les rivages, pêcher dans les ruisseaux
Style : Poème | Par Benoit Walravens | Voir tous ses textes
Style : Poème | Par Benoit Walravens | Voir tous ses textes
Je ressens comme un tremblement de cœur
Un de ces moments où on oublie sa peur
Où se confondent les couleurs
Du bonheur
Style : Poème | Par Benoit Walravens | Voir tous ses textes
La pluie pleure dans mes yeux
La mer gronde dans ma tête
Le tonnerre parle par ma bouche
Les roseaux plient comme mes cheveux
Style : Poème | Par Benoit Walravens | Voir tous ses textes
Je t'écrirai mes mots
Tendres
Cendres de mes pensées
Je te dirai ce qu'il faut
Pour t'aimer
Nager dans l'eau
De tes mots
Style : Poème | Par Benoit Walravens | Voir tous ses textes
A travers les rêves brisés de notre vie
On cherche le bonheur
Et lorsque cela va de mal en pis
On a peur
Style : Poème | Par Benoit Walravens | Voir tous ses textes
Le silence inquiétant qui précède la tempête
On s'assied tremblottant dans l'engin menaçant
Si certains d'entre nous sont d'humeur à la fête
D'autres tout frémissants ferment leurs yeux d'enfant
Style : Poème | Par Benoit Walravens | Voir tous ses textes
Au début, il s'était mis à fréquenter les bars après le bureau, au lieu de rentrer à l'horaire habituel ; un manège, croyait-il, pour se venger de Daniele, un antidote contre le venin de ses flèches empoisonnées. Une heure, deux maximum, jamais au-delà de cette limite : il cherchait à la rendre jalouse. Mais ses retards tombaient à plat et ne récoltaient que des sarcasmes : « quelle femme voudrait d'une pareille loque ? Regarde-toi Desnox, tu ressembles à un pingouin congelé ! ».
Style : Nouvelle | Par wasser | Voir tous ses textes
Hier j'ai parlé à Jésus, il n'y a pas eu de miracle.
Il restait peut-être d'autres survivants. Dans mon marche-oreilles, j'entendais quelquefois des signaux, des borborygmes confus.
Style : Nouvelle | Par wasser | Voir tous ses textes
L'Enclave représentait un minuscule territoire perdu au milieu du monde moderne. Ayant banni l'usage de l'argent, une communauté de quelques illuminés n'avait d'autre raison de vivre que ce qu'ils appelaient pompeusement le principe d'harmonie universelle, une notion archaïque et naïve qui prêtait à sourire. Une sorte de zoo paléontologique, ramant à contre-courant du progrès, et que certains s'amusaient à visiter comme un parc d'attraction, malgré les précautions prises par les résidents de l'Enclave.
Style : Nouvelle | Par wasser | Voir tous ses textes
Je l'avais repérée de loin en montant la rue de Belleville, petite tache sombre recroquevillée dans l'ombre d'une vitrine éteinte. Je m'étais arrêté devant elle l'air de rien et puis j'avais pris mon élan :
- Vous n'avez nulle part où aller ? Avais-je demandé bêtement en me penchant vers elle.
Je pensais un soir comme celui-là, un soir de Réveillon où on n'a pas le droit de rester isolé.
Style : Nouvelle | Par wasser | Voir tous ses textes
Des grappes de maigres bâtisses en pisé s'accrochaient au tapis rugueux de la terre ocre avec laquelle elles se confondaient. Une femme brune au teint d'olive, qui devait être jeune et belle, venait d'être propulsée brutalement sur ce tapis desséché, ce qui fit voler la poussière autour d'elle comme un signe de protestation ; un tribunal de rudes gaillards à l'austère visage mangé de barbe et aux yeux ignorants l'accusait, le poing tendu dans lequel chacun brandissait une pierre aiguisée par la haine.
Style : Nouvelle | Par wasser | Voir tous ses textes
1.
« C'est vrai qu'il faut peu de chose pour qu'on passe à côté de sa vie... »
François Morel. Comédien/Fantaisiste.
Ce matin de juillet n'avait rien de spécial.
A l'aube, le ciel était clair et la fraîcheur tenace. La ville se réveillait doucement et le flot de voiture augmentait de plus en plus son débit. Les réverbères programmés étouffèrent simultanément leurs halos de lumière et laissèrent respectueusement la clarté du jour prendre la place.
Style : Poème | Par karl Quartino | Voir tous ses textes