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Il existe, je sais, un monde où le soleil,
traverse le silence et ouvre les serrures,
un monde où s'éloignant des traces du sommeil,
les pas noirs de la nuit éclairent nos murmures.
Style : Poème | Par jolco | Voir tous ses textes
A mante ardente, acharnée, si amoureuse de toi,
B el homme, bandit, brigand, bourreau de mon
C oeur constamment chaviré ne se calmant pas,
Style : Poème | Par Justine Mérieau | Voir tous ses textes
J'ai écrit à la plume sur des feuilles de Vélin. Au stylo-bille sur des tickets de bus. Au feutre sur des panneaux de circulation. Avec les doigts sur le sable des plages bretonnes.
J'ai écrit avec tout ce qui peut laisser une trace sur quelque chose.
Style : autre | Par yannl | Voir tous ses textes
Le 7 décembre 2093, la sonde Anaïs VII atteint presque l'azur.
Elle fonce à pleins moteurs sur la route du cosmos.
Deux ans plus tôt, des radars ont détecté une vie extraterrestre.
Anaïs VII doit retrouver cette vie et la planète qui la porte.
Le monde entier est passionné par cette aventure.
Aux comptoirs de tous les cafés, chez tous les coiffeurs, on ne parle que de cet événement.
Style : Nouvelle | Par gus lebrillet | Voir tous ses textes
Au dernier moment
Le tueur à gages
Refusa de tuer le temps
Style : Poème | Par gus lebrillet | Voir tous ses textes
Le pire, ici, c'est la vallée ; la Meuse. Un fleuve canalisé, réduit depuis plus de deux siècles à un moyen de transport pour la gloire des industries minière et sidérurgique. Les rives du fleuve sont déprimantes, elles suscitent de l'hostilité voire de l'aversion. Tout n'est que succession de hauts-fourneaux, fonderies, laminoirs, forges ; uniforme laideur des constructions, colosses de béton et d'acier, façades de briques noircies. Lorsque le ciel se charge de crachats d'épaisses fumées d'un brun-jaune à vomir, des odeurs fétides gagnent rapidement, au gré des vents, les cités ouvrières avoisinantes.
Style : autre | Par chantal adam | Voir tous ses textes
Tu me donnes un mot et je te donne mon inspiration...

Style : Poème | Par Emirelo | Voir tous ses textes
11 juillet 1991.
J'ai onze ans et demi. Je passe le début de l'été à l'hôpital pour la sixième fois de ma vie. Je vais subir une nouvelle intervention chirurgicale proposée à mes parents et à moi-même par le chirurgien qui s'occupe de moi depuis ma naissance.
Style : Nouvelle | Par Zéro Janvier | Voir tous ses textes
J'ouvre un oeil. C'est dimanche. Ouvre l'autre. Me lève. Ouvre les volets. La maison est sombre. Un peu plus qu'à l'accoutumée. Je tente une lumière. Puis une autre. Rien n'y fait. Une bougie peut-être. Un chandelier entier. Inutile. Le gris s'étend. Il quitte les stratus pour venir s'installer à mes côtés. Patient.
Style : autre | Par yannl | Voir tous ses textes
Une perception étrange, déroutante, inconnue.
La légèreté... voilà... une impression d'absolue légèreté.
D'un immatériel soudain palpable, son humaine consistance semblait s'être métamorphosée jusqu'à s'unir à l'impalpable. S'y fondre... S'y mêler...
Style : Nouvelle | Par RéGinelle | Voir tous ses textes
Fernand Valentin avait juste onze ans lorsque la guerre éclata. Il accueillit cette nouvelle avec enthousiasme car il avait été élevé dans la haine des Allemands. D'ailleurs on ne les appelait jamais ainsi à la maison ; on ne parlait que des « Boches ». Son père avait fait la grande, la « der des ders », et en avait ramené un éclat d'obus toujours fiché dans son épaule, une légion d'honneur et quantités d'autres médailles, et surtout une hostilité inconditionnelle envers tout ce qui habitait de l'autre coté du Rhin.
Style : Nouvelle | Par bay | Voir tous ses textes
Ils ont emmené Anne-Lise tout à l'heure, sous l'inculpation d'infanticide, menottes aux poings comme une dangereuse criminelle ; seul Franck a été autorisé à l'accompagner à titre d'avocat de la famille. Même si la culpabilité d'Anne-Lise ne souffrait d'aucun doute, il avait l'air optimiste, un véritable crack dans sa spécialité, la criminologie. Sacré Franck !
Style : Nouvelle | Par wasser | Voir tous ses textes
Il savait que ce ne serait pas facile et même probablement impossible, et de toute façon complètement illusoire. Sa dernière volonté. Son unique souhait était de disposer encore de quelques étincelles pour essayer. Plus rien d'autre ne lui importait. Il était parvenu à la dernière page de son existence et, songeait-il avec cette lucidité qu'on connaît au seuil de la mort, sans doute au dernier paragraphe. Il avait déjà fait ses adieux au monde, à ses amis, à ses proches, à la lumière du soleil, au goût de la brise dans les feuilles des arbres, aux parfums, aux illusions ; tout à l'heure, ou bien hier, ou depuis si longtemps qu'il ne s'en souvenait plus. Cela n'avait plus aucune importance.
Style : Nouvelle | Par wasser | Voir tous ses textes
Les hommes du village le prenaient pour un fou, les femmes pour un attardé, les enfants en avaient peur ou se riaient de lui. La gendarmerie fermait les yeux, puisque jusqu'à présent, il n'y avait pas eu de drame. De temps en temps, quelqu'un jetait des pierres contre ses fenêtres, mais rien de bien méchant. Le facteur attestait, sur la tête de bobonne, qu'il ne recevait jamais de courrier, et qu'il n'en avait jamais reçu. Au café, les habitués baissaient le ton lorsqu'il lui arrivait de venir boire un ballon, un seul ; puis il repartait de son pas lent et pesant.
Style : Nouvelle | Par wasser | Voir tous ses textes