Publier vos poèmes, nouvelles, histoires, pensées sur Mytexte

Je me souviens par baudelaire87

Je me souviens

 

                                          Je me souviens

 

Je me souviens du jour où mon âme

Avait cédé et aimer une femme

Qui m’a fait découvrir le monde

M’a fait goûter la vie, chaque seconde

M’a fait comprendre le sens du bonheur

Malgré que celui-ci n’est qu’un leurre

J’ai cédé et aimé ses pétillants yeux

Qui par lueur ressemblant aux cieux

J’ai cédé et aimé ses rires infantiles

Et elle riait de mon air puéril

Et de nouveau ma vie a pris un sens

 Oubliant ma vie d’antan et ses carences

Je me souviens de tes matins gais

Où tu venais riante, criant et tanguer

En me disant bonjour mon enfant

Pourquoi tu n’as pas l’air bouffon ?

Et moi je ris en la prenant par la main

Lui disant que je le serai demain

Qu’aujourd’hui mon âme est en détresse

Que faire pour congédier cette tristesse ?

Et aussitôt, s’asseyant et me regarde

Torturée par ce silence que je garde.

Essayant d’entreprendre la parole

Comme je l’aime quand elle est folle !

Je me souviens de notre joli soir

Où on courait, emplis les deux d’espoir

Ne voulant pas rater le triste soleil

Couchant, quand l’abîme l’accueille

Et debout devant ce paysage morose

Qui s’enfuit nous disant quelque chose

Et notre retour pendant la nuit

Où on marchait et son odeur nous suit

Blottie contre moi comme une fillette

Guettant chaque regard que je jette

Marchant contemplant l’horizon

Où on voyait si loin notre humble maison

Je me souviens chérie de ces jours

Qui étaient candides, sans détour

Je me souviens de tes paroles magiques

Quand tu prenais cet air satirique

De tes grimaces que tu œuvres

De ton sourire présent à tes lèvres.

Les souvenirs vivent avec moi et accusent

L’injuste silence du monde qui me brise

Et me demandent les raisons futiles

Que la vie fabrique et les montre utiles

Pour que notre joie disparaisse à jamais

Pour vivre le reste portant un cœur cramé

Pourquoi la vie a trouvé aussi juste ?

Que notre chemin doit être triste

Pourquoi elle a dédaigné notre paix ?

Nous, qui nous étions jamais gais

Pourquoi le destin et la vie décident

De nous doter de ce sort si aride

Que nous avons perdu la croyance

En toute chose, sauf à la souffrance

Je me souviens de tes regards candides

Qui subitement deviennent frigides.

Je me souviens de tout et de rien

Que j’ai perdu hélas tous mes biens.

Je vis avec mes sobres souvenirs

Et mes plaies que je cherche à guérir

Je vis paisiblement sans t’attendre

Tu ne trouveras que des cendres.

 

Par : Tekik Mohamed

Le 19/08/2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur est interdite"

Style : Poème | Par baudelaire87 | Voir tous ses textes | Visite : 733

Coup de cœur : 10 / Technique : 7

Commentaires :