Un sicaire à verrues
Sur le nez sur son cul
Avançait l’air méchant
Dans un tout petit champ
Jouxtant un presbytère
Abritant ô mystère
un gros et gras vicaire
Qui revenait du Caire.
Il marchait le sicaire
En foulant les ficaires
Qui pointaient au printemps
Car quel que soit le temps
Leurs corolles pareilles
A l’or et au soleil
guérissaient les verrues
Et même sur le cul.
Le vicaire au sicaire
Aussitôt fit la guerre
Décampe mon bonhomme
Ou sinon je t’assomme
D’un coup de crucifix
Sur ton nez où se fixe
Cette excroissance rare
Qui flanque le cafard.
Le sicaire versé
Dans l’art de transpercer
La gorge ou les entrailles
De l’impudent qui raille
S’enfuit tout ébahi
D’être pris à partie
et retourna dar’ dare
Au pays des poignards.
Mai 2009
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Style : Poème | Par ombres et lumières, une vie | Voir tous ses textes | Visite : 672
Coup de cœur : 8 / Technique : 8
Commentaires :
pseudo : Le gardien du phare
Bravo, bel exercice de style! Mais on pourrait penser que tu as un compte à régler avec les écclésiastiques.
pseudo : etoilefilante
Profil bas pour ce poème
pseudo : ombres et lumières, une vie
mais gardien, point du tout. Le vicaire chasse le sicaire. Sourire................................................. Etoile filante, merci à toi
pseudo : PHIL
super tous ces jeux de mots très habiles.Admiratif:-)
pseudo : BAMBE
Vraiment tranchant ce vicaire!! Vraiment bien fait ce texte!!!