Envie enclavée
enclaves enviées
nul ne sait non nul
n'est au fait
de nos chagrins lourds qui pullulent
et nous croyons que l'autre va
bien mieux que nous autres forçats
d'une existenc' qui nous annulent
et se fait source fraîche ailleurs.
Mais il est vrai que si je meurs
d'une corde un peu trop serrée
autour de ce cou un peu blet
je pourrais donner à penser
"Il semblait pourtant bien aller".
Il se piquait de poésie
des chansons même il composait
qu'est-ce donc que cett' niaiserie
de partir à soixant' balais
Avez-vous observé comment
mon poème a viré classique
au début il était tourment
é par des pensées cyniques
puis il est rentré dans le rang
comme on plante un lot de colchiques
Mon envie et cette énergie
de vivre un monde de douceur
me quittent petit à petit
et m'abandonne l'utopie
d'êtr' chaque jour un peu meilleur.
Je sais, ma soeur, ell' bat le beurre.
Mai 2009
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Coup de cœur : 9 / Technique : 7
Commentaires :
pseudo : obsidienne
magie de la vie qui s'impose à nous et nous conditionne à marier mieux avec moins. Bon, parle nous de ta soeur, j'adore le beurre...
pseudo : deborah58
Hé ! Ressaisis toi Bruno ! ça ne va pas non ces idées morbides ! Tu décris à merveille je trouve dans ce poème les drames humains qui explosent dans une indifférence quasi-générale. Effectivement, ayant travaillé sur Paris,il m'arrivait lorsque je prenais le métro de me poser cette question en observant certains voyageurs, le visage fermé et semblant noyé de tristesse : que va t'il faire en rentrant chez lui ? Est-ce qu'elle vient de se faire larguer pour être aussi triste ? A t'il perdu son emploi ? Toutes ces petites questions que l'on devrait se poser... mais qu'on ne se pose hélas pas assez souvent en vivant au contact d'autres humains. Il m'arrive moi aussi de me replier dans mon moi et de ne plus voir la misère humaine autour de moi et la souffrance qui transpire autour de nous à chaque instant... Or, c'est dans l'indifférence que naissent les drames, ceux que l'on appelle pudiquement "faits divers", à défaut de pouvoir exprimer son regret de n'avoir pas agi en amont de celui-ci. Amicalement
pseudo : PHIL
SOIXANTE BALAIS . ALLEZ IL TE RESTE ENCORE UNE BELLE TRANCHE DE VIE.MORDS DEDANS.LAISSES AU TEMPS LE TEMPS ET CONTINUE D ECRIRE.JE PENSE QUE TU AS DEJA BEAUCOUP NAVIGUER.ALORS REPRENDS LE CAP.NOUS LES VIEUX NE SOMMES PAS ENCORE CUITS.AMITIES
pseudo : david
un texte touchant, j'aime beaucoup la symphonie qui en découle, un peu comme un requiem, triste mais tellement beau
pseudo : david
Ah oui euh! Pour ta soeur, gaffe aux boxeurs!
pseudo : ombres et lumières, une vie
Merci Obsidienne. Merci Déborah (la bête remue encore, elle doit donc être encore vivante. Merci Phil (non tu n'es pas cuit, j'en suis certain). Merci David. Merci David. Pourquoi les boxe(u)rs, à cause des bouboules de marathoniens ?