Il y avait une ombre
et des corbeaux pensants
qui détestaient les ombres
et leur bouffaient le foie, le coeur
-le foie d'une ombre, monsieur,
vous délirez-
et l'ombre tressautait
partait en petits bouts
mais sans oser crier de peur de
déranger
-et pourquoi voulez-vous qu'une ombre me dérange,
monsieur ?-
elle se bornait à rétrécir
au becquetage
jusqu'à ce qu'il ne reste
que l'ombre de la corde
ombre trop matérielle
pour des corbeaux pensants
-monsieur...-
que l'ombre de la corde
à laquelle pendait
enfin vraiment
dé
ses
pé
rée
l'ombre de l'âme d'un
pendu.
1973
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Style : Poème | Par Ombres et lumières, une vie | Voir tous ses textes | Visite : 354
Coup de cœur : 14 / Technique : 9
Commentaires :
pseudo : obsidienne
trop bon, si tu viens par chez moi, tu m'en ramènes de ces poèmes...
pseudo : PHIL
ME RAPPELLE CE SUPERBE POEME "LA BALLADE DES PENDUS" DE FRANCOIS VILON.AVEC TON STYLE BIEN A TOI.
pseudo : deborah58
Un poème trés original et une rythmique toujours aussi bien maîtrisée. Le résultat final est trés sympa tant en ce qui concerne la forme que le fond. Amitiés
pseudo : scribio
Trés fort ! trés original, il fallait le faire ! Bravo Ombres et lumières. A +
pseudo : Ombres et lumières, une vie
Merci à vous. Vos compliments fait du bien à la bête humaine.
pseudo : VIVAL33
Oui, tout y est! Et quelle ambiance! Bravo ombres et lumières!
pseudo : Ombres et lumières, une vie
Vival 33, je suis touché !