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Ailleurs c'est comme chez moi par latitetoile

Ailleurs c'est comme chez moi

 

Luna :

 

Quelqu'un m'a un jour dit que l'herbe était bien plus verte ailleurs et je l'ai crut...

Je m'appelle Luna Duval, j'ai dix-neuf ans, je suis grande, brune avec de grands yeux bleus-gris.

Je suis des études de logopédie dans l'une des meilleures universités de la région.

Je voudrais devenir une bonne logopède et pouvoir aidé plein d'enfant.

Il ne me reste plus que deux années à faire avant d'obtenir se diplôme que je convoite tant.

Je vis dans un petit appartement, près du campus, que mes parents m'ont acheté lorsque j'ai quitté la maison.

Il ne reste plus que deux mois avant la fin de l'année et j'ai décidé de me mettre au travail.

                            *

Je passe toutes mes journées à réviser chez moi avec ma meilleure amie Jenny qui elle est en deuxième année d'études.

Elle veut devenir éducatrice spécialisée en accompagnement psycho-éducatif.

Jenny vient étudier chez moi car elle n'arrive pas à se concentrer sur ces cours si elle est seule.

Jen et moi, nous nous connaissons depuis que nous avons douze ans, nous sommes allées collège ensemble, enfin j'y ai passé une année en plus car j'ai du doubler ma quatrième.

Lorsque nous étions plus jeunes tout le monde se demandait comment cela était possible que nous soyons amies.

C'est vrai que vu de l'extérieur Jen et moi étions très différente.

Elle aimait sortir et faire la fête, elle avait beaucoup de petits amis, moi, en revanche, je ne sortais pas sauf avec elle et j'aimais ça, je n'ai jamais eu d'histoire d'amour.

Je me préoccupe toujours de tout et je réfléchis toujours avant d'agir quant a Jen elle fonce toujours la tête baissée et ne réfléchie qu'après avoir agis.

Mais notre amitié n'est pas basée la dessus, nous nous considérons comme de vraies sœurs et nous nous faisons entièrement confiance.

Mais revenons en a mes études, je suis angoissée à l'idée de l'approche des examens car j'ai peur de ratés plusieurs examen car je n'arrive pas à comprendre les cours.

Alors que j'allais entrer dans la douche, le téléphone sonna :

•-         Salut, j'ai une super nouvelle qui va te plaire.

•-         Ha oui, et quoi comme bonne nouvelle ???

•-         J'ai un ami qui organise une fête, demain soir, avant le début des examens et tu viens avec moi.

•-         Non Jen, vas-y sans moi j'ai pas la tête à ça.

•-         Tu viens avec moi point final, si tu ne sors jamais tu ne trouveras jamais un mec. Allez à demain soir je passe chez toi a vingt heures.

Le lendemain nous étions à la fête, Jenny m'avait laissée seul avec un garçon qui n'arrêtait pas de me draguer et de tous faire pour avoir mon numéro, pendant qu'elle était partie à la chasse comme d'habitude.

Lorsque nous sommes revenues chez moi vers une heure du matin, je lui dis ce que je pensais de son attitude de ce soir.

•-         Merci de m'avoir planter-la.

•-         Ne te plaint pas, ils étaient plutôt mignon et j'en aurais bien fait mon quatre heures si tu vois se que je veux dire !.

•-         S'ils te plaisaient tant tu n'avais qu'a te le garder.

•-         Tu m'en veux parce que j'essaye de te trouver un mec, si je le fais c'est parce que j'en ai marre de te voir seule a longueur de journée.

•-         Je suis assez grande pour m'en trouver un moi-même.

•-         Et bien va-y alors qu'est ce que tu attends ?

•-         ...

•-         Ha oui tu attends celui qui te fera chavirer le cœur, mais bon sang réveille toi, il n'existe pas ton prince charmant sauf dans les livres pour enfants.

•-         Ecoute j'en veux un qui me voit telle que je suis et pas comme une fille d'un soir pour passer un bon moment.

•-         Bon cette conversation ne va nous mener nul part et il se fait tard. Je vais te laisser aller te coucher. Bonne nuit.

•-         Oui c'est ça bonne nuit.

Ce qu'elle m'énerve quand elle a cette attitude avec moi.

Elle croit toujours savoir ce qui est mieux pour moi.

Je suis sur qu'il existe un homme comme celui dont je rêve, qui n'est pas comme tous les mecs du campus et qui s'intéressent à autres choses qu'à faire la fête toute la nuit.

Enfin il ne reste plus qu'une journée de cours avant le week-end et j'ai décidé d'aller le passer chez mes parents pour décompresser un petit peu, ce qui les rend très heureux car de ces temps si je n'ai plus beaucoup l'occasion de venir leur dire bonjour.

Et le week-end prochain Jen m'emmène au musé car mon peintre préféré expose ces toiles et c'est une occasion a ne manqué sous aucun prétexte et elle le sait donc elle m'y emmène même si elle n'aime pas ce genre d'endroit.

La semaine de cour est passée très vite, j'ai réussi mon interrogation semestrielle sur la bouche et j'ai aussi une fois de plus raté celle de statistiques.

Et enfin le jour tant attendu est arrivé.

Nous nous sommes données rendez-vous à quatorze heures devant l'entrée du musé.

Pour l'occasion j'avais décidé de porter ma jupe verte a poids blancs avec mon débardeur vert émeraude le tout rehaussé par mes nouveaux escarpins verts d'eau.

Jen étant une fois de plus en retard j'ai décidé de commencer la visite sans elle.

Ces peintures étaient vraiment fabuleuses, elles arrivaient à nous faire ressentir toute l'émotion qu'il avait du ressentir en les peignant.

En me baladant à travers toutes ces toiles mon regard se posa sur un qui était particulièrement magnifique, elle représentait une jeune femme qui portait une longue robe bleue et qui semblait emprisonnée dans un œillet blanc  sans pouvoir s'en extraire malgré le vent qui soufflait et emportait sa longue chevelure brune.

•-         Alors comment trouvez-vous cette toile ???

•-         En un seul mot je dirais magnifique.

Je me suis retournée alors pour voir le visage de mon interlocuteur et j'ai eu le choc de ma vie.

Devant moi se trouvais un homme qui paraissait avoir une vingtaine d'année, il était grand avec des cheveux bruns et  de magnifiques yeux verts.

•-         Quelque chose ne va pas mademoiselle, vous êtes toute pale ???

•-         Si, si tout va bien ça doit être la chaleur qu'il fait ici.

•-         Si vous voulez, je peux vous aider, je suis médecin !

Jen est arrivée juste au moment où nous entamions la conversation.

•-         Jen je te présente Lucas Powell.

•-         Je vous présente Jenny ma meilleure amie, qui m'accompagne pour cette visite.

Jenny a continué la visite toute seule car j'ai passé le reste de l'après midi à discuter avec Lucas Powell des œuvres et de ce que j'en pensais.

Il était tellement plus captivant que tous les garçons que je connaissais.

Malheureusement j'ai du arrêter notre conversation car il se faisait tard et je devais rentrer car demain j'avais beaucoup de travail.

Le lendemain matin, j'en étais déjà a ma dixième tasse de café et il n'était que dix heures du matin.

Je connaissais à peu près tous mes cours et il ne me restait plus qu'à étudier mes statistiques, ce qui n'allait pas être facile du tout.

Il faut absolument que je réussisse tous mes examens car une de mes amies me prête son appartement a Londres au mois d'août.

Pour me changer les idées j'ai décidé d'aller me promener au parc malgré la chaleur qu'il faisait.

Depuis quelques jours nous subissions une vraie canicule.

Par chance j'ai trouvé un banc qui se situait sous un arbre bien à l'ombre.

Comme il n'y avait presque personne et qu'il faisait bien calme j'ai pu lire le roman dans lequel je m'étais plongée quelques jours plutôt.

Ce dernier parlait une fois de plus d'une histoire d'amour complètement impossible à vivre mais ou les deux héros déjouaient tous les pièges qui étaient placés sur leur chemin du Bonheur.

Alors que j'étais complètement dans l'histoire, je n'entendis pas les pas qui s'approchaient de moi.

•-         Bonjour mademoiselle, comment allez-vous depuis la dernière fois ?

•-         Bonjour je vais très bien merci, mais asseyez vous je vous en pris.

A la fin de cette fabuleuse journée je suis rentrée à la maison pour étudier un petit peu mais je n'arrivais pas à me concentrer.

Alors je me suis assise dans le divan et j'ai repensé à cette après-midi que j'avais passée avec Lucas Powell.

Il est fabuleux, il me parlait de pleins de choses et je n'arrivais pas à me détacher de ses lèvres.

Je crois que je n'ai jamais eu une telle conversation avec un homme.

Une fois sortie de mes pensées je vis sur mon téléphone qu'il était déjà cinq heures et en plus je mourais littéralement de faim.

Je me suis donc préparer un sandwich et alors que j'allais m'installer dans le divan mon portable sonna.

•-         Allô !

•-         Re- bonjour c'est Lucas Powell, je voulais savoir si vous étiez bien rentrée.

•-         Merci, c'est très gentil de votre part. Comme vous pouvez le constater, il n'y à eu aucun problèmes !

•-         Je me demandais si vous faisiez quelque chose ce soir ?

•-         Non, je voulais étudier mais je n'y arrive pas alors j'ai décidé de regarder un film.

•-         Et bien laissez tomber votre film, je vous invite à dîner

•-         Pour être franche, je ne suis pas contre.

•-         Parfais, je passe vous prendre à dix neuf heures trente.

J'étais heureuse qu'il m'invite car j'allais passer toute une soirée rien qu'avec lui.

J'allai aller choisir ma tenue quand mon téléphone sonna de nouveau.

•-         C'est encore Lucas Powell.

•-         Oui que se passe-t-il ?

•-         Et bien je veux bien passer vous chercher mais je ne sais pas ou vous habiter.

•-         J'habite rue de l'université dans les appartements, vous ne pouvez pas la ratée. Deuxième étage porte au fond à gauche.

Après un long moment de réflexion, j'ai décidé de mettre mon débardeur noir avec ma jupe"soleil" blanche.

Le tout avec mes escarpins noirs, je les adorais car sur la bride de l'escarpin gauche il y avait un L et sur celle du droit il y avait un D.

Vers dix neuf heures vingt, il sonna à la porte.

Je le fis entrer en lui disant qu'il ne me restait plus qu'à me mettre un peu de laque.

Il portait un jeans foncé qui faisait habiller avec une chemise blanche et une veste de costume noire.

•-         Alors comment me trouvez-vous ?

•-         Et bien, je dirais que vous êtes très beau habillé comme cela.

•-         Mais je peux vous retourner la question.

•-         Et bien je dirais que vous êtes magnifique habillée comme cela. Et si je peux me permettre, vous êtes encore plus belle lorsque vous mettez des jupes car vous avez de magnifiques jambes.

•-         Merci pour le compliment mais n'en faite pas trop tout de même.

•-         Ne croyez rien, je disais cela tout naturellement.

Lucas m'emmena dans un restaurant français vraiment splendide.

En entrée, nous avons pris un jambon melon, comme plat principal un filet pur a la sauce du chef qui était accompagné d'un carré de gratin d'auffinois.

Tout cela nous était servi avec un château d'Assault saint Emilion grand cru.

Pour finir le repas en beauté Lucas a pris un colonel quant à moi j'ai pris un dessert aux trois chocolats.

•-         Vous avez beau avoir dix neuf ans et être presque une femme, quand vous mangé votre mousse vous avez le visage d'une petite fille.

•-         Que voulez vous je n'ai jamais pu résister au chocolat  et je n'y résisterais jamais!

Il me raccompagna et une fois devant la porte je lui proposa un café qu'il accepta volontiers.

Il s'est assis dans le divan et peluche sauta directement sur ses genoux.

Peluche c'est le nom de mon chat, je l'ai appelé comme cela car quand il était petit et qu'il courait partout, on aurait dit une peluche de poussière qui était emportée par un courant d'air.

•-         Je vous préviens si vous commencé à le caresser il ne vous laissera plus jamais tranquille.

Une fois le café passé, je lui servis sa tasse et ensuite la mienne.

Par un geste maladroit j'ai fait tomber ma petite cuillère et nous nous sommes baissé en même tant pour la ramasser et nos visages étaient très proches et sans savoir pourquoi je l'ai embrassé.

Je ne savais plus où me mettre, je n'ai plus jamais osé le regarder ni lui parler.

Une fois son café terminé, il se leva et partit en direction de la porte en me remerciant pour ce dernier.

Je l'accompagnais et lui tendis la main pour lui dire au revoir, il la prit et m'attira vers lui.

En une fraction de seconde je me retrouvais enlacée dans ses bras.

Il m'a embrassé puis m'a lâché, je lui dis :

•-         Je croyais que cela ne vous avait pas plus.

•-         Si ça m'a beaucoup plus, c'est juste que j'aie été surpris.

•-         Et bien pourquoi m'avoir embrassé par surprise maintenant ?

•-         Disons que j'en avais très envie, je vais vous laisser, en plus il se fait tard et je crois que nous avons besoin de réfléchir.

Sur ses paroles je refermais la porte.

Je suis allée me coucher sans être remise de mes émotions et je n'ai pas réussi à fermer l'œil de la nuit.

En me levant j'avais une tête à faire peur et il me fallait pourtant étudier car les examens se rapprochaient à grand pas et j'avais pris pas mal de retard dans mon cours de statistique.

Je me suis donc installée devant mes livres avec une grande tasse de café.

Vers seize heures Lucas me téléphona et m'avoua qu'il n'avait pas réussi à trouver le sommeil après la soirée d'hier et me proposa une ballade que je du refuser.

Je lui demandais alors s'il voulait venir souper à la maison et il accepta immédiatement.

Je me remis au travail et ne vis pas les heures passées et vers dix huit heures il sonna à la porte.

Je lui dis de s'installer ou il voulait et qu'il me fallait encore étudier et il vint s'asseoir en fasse de moi.

•-         Ca a l'air difficile ce que vous étudiez.

•-         Ne m'en parlez pas je ne comprends rien à ce fichu cours de statistiques.

•-         Des stats mais c'est facile ça ! Je peux vous expliquer si vous voulez.

•-         Ho oui je veux bien.

Il s'assit à coté de moi et m'expliqua tout comme s'il avait fait ça toute sa vie.

J'étais plongé dans ses yeux pendant qu'il m'expliquait, lorsqu'il eut fini, je le remerciai car il avait accompli un vrai miracle car j'avais tout compris.

Il avait planté ses yeux verts au fond des miens et je me rapprochais de ses lèvres où je l'embrassai encore une fois, mais cette fois, le malaise que j'avais ressenti la dernière fois s'était totalement dissipé.

Une fois mes affaires rangées, il m'aida à préparer le repas.

Pendant qu'il mettait la table je préparais la sauce pour les spaghettis.

Une fois ce dernier terminé et la vaisselle faite, nous nous sommes installés dans le divan ou je me suis glissée dans le creux de ses bras.

J'avais disposé quelques bougies sur la table et sur le rebord de la fenêtre ensuite je mis un disque dans la chaîne hi-fi.

Lucas se leva et me tendis la main.

Il m'emmena au milieu de la pièce, me pris par la taille et l'on se mit à danser sur la musique.

Sans que je me rende compte nous étions dans ma chambre !

Vers quatre heures du matin, il se réveilla et écarta une mèche de ma joue.

•-         Pourquoi pleures-tu ?

•-         Rien c'est l'émotion.

Il pris mon menton entre ses doigts, tourna ma tête vers lui et me regarda avec un sourire plein de tendresse.

•-         Par une belle soirée de printemps la petite fille devint une femme.

Lucas me pris dans ses bras et nous nous sommes rendormi.

A dix heures, mon téléphone sonna, c'était Jenny qui voulait juste savoir comment j'allais mais je ne lui dis rien de ma soirée assez mouvementée d'hier.

Je me retournai ensuite pour voir si Lucas dormait toujours mais le lit était vide.

Je me levais ensuite pour aller prendre ma douche lorsque je vis un bout de papier qui était posé en évidence contre le vase sur la table.

Luna,

Je suis parti tôt ce matin car j'avais un rendez-vous.

Je n'ai pas voulu te réveiller car tu semblais faire un beau  rêve.

Appelle-moi une fois que tu auras lu ce mot, ta voix me manque déjà.

Je t'aime.

Lucas.

Il me donna rendez-vous à midi devant le grand hôtel de la place, j'ai donc été vite prendre une douche.

Lucas m'emmena déjeuner, nous avons pu nous installer à la terrasse du restaurant car il y avait un soleil magnifique.

•-         Je peux te poser une question ?

•-         Vas y.

•-         Que vont dire ta femme et ton fils de ton absence prolongée.

•-         Comment sais-tu que j'ai un fils et que j'ai été marié ?

•-         Simple intuition. Mais comment ça j'ai été marié.

•-         Oui ça fait six ans que nous avons divorcé et mon fils est avec sa mère, elle à enfin trouver un peu de temps pour s'occuper de lui. Je ne fais aucun commentaires car je sais que ça ferait trop de peine a Thomas.

•-         Je n'aurais pas du être indiscrète, excuse-moi.

•-         Non ce n'est pas grave, tu as le droit de te poser des questions.

Pendant le reste du déjeuner, Lucas a continué à me parler de sa vie.

A dix-neuf ans, il s'est marié et sa femme est tombée très vite enceinte.

Six mois après la naissance de Thomas, elle est partie avec son amant qui n'était autre que son professeur de guitare.

En quittant Lucas, elle lui dit qu'elle avait déjà pensé le quitter plutôt car elle ne l'aimait plus, mais qu'elle était restée juste parce qu'elle savait qu'il avait très envie d'être père et qu'elle ne voulait pas s'encombrer d'un bébé dans sa nouvelle vie.

C'est ainsi qu'à dix-neuf ans, Lucas s'est retrouvé avec un bébé de six mois à nourrir et des études à poursuivre.

Il à pu élever thomas et il n'a jamais manqué de rien.

De toute façon, Lucas ne pouvait compter que sur lui car il ne lui restait plus qu'un frère qui dirigeait sa propre entreprise a New York et qui faisait aussi ces études à cette époque la et surtout il ne voulait rien lui demander sinon sa fierté en aurait pris un sacré coup.

•-         A ton tour de me parler de toi.

•-         D'accord, alors j'ai eu une enfance très heureuse ensuite à douze ans j'ai fait la connaissance de Jenny et depuis on ne s'est plus jamais quittée. Pendant mes années au collège j'ai passé six ans à connaître des échecs et à douter de moi et de mes capacités. Les mathématiques me pourrissaient la vie et je ratais tous mes examens. J'ai même du doubler ma quatrième. Une fois en sixième, je me suis battue pour réussir mes examens et obtenir mon diplôme. Je n'ai pas vraiment eu d'histoire d'amour. J'ai tendance à être toujours dans la lune et les étoiles et à passer mon temps à rêver.

•-         C'est beau de rêver, je savais le faire avant que Christina, mon ex- femme, ne me pourrisse la vie.

•-         Et bien si tu veux moi je peux te réapprendre à le faire.

Deux jours après, Lucas à été obligé de rentrer à Londres car son fils rentrait, en effet, les vacances de pâques étaient finies et il avait une série d'opération prévues.

Il m'avait promis de me téléphoner tous les jours.

Moi, je me remis à étudier.

*

A midi, Jen arriva vers moi en courant, elle m'avait cherché partout ce matin et ne m'avait pas trouvé alors elle était partie en cours.

Lucas tint sa promesse car il m'appelait deux à trois fois par jours et le soir on passait une bonne heure au téléphone.

Le vendredi Jen est venu pour étudier mais surtout pour essayer de comprendre ce qui me rendrait heureuse depuis quelques jours.

Elle me raconta tout ce qui avait bien pu lui arriver depuis ces quelques jours.

Elle avait un nouveau copain, il s'appelait Alain

•-         Combien de temps tu vas le garder celui là ?

•-         Arrête celui la c'est différent, je te jure, il ne ressemble à aucun des garçons que j'ai bien pu fréquenter. Mais toi raconte moi ce qui te met de si bonne humeur depuis quelques jours.

•-         Et bien moi aussi il y a quelqu'un dans ma vie.

•-         Non pas possible, et c'est seulement maintenant que tu me le dis ! Ce n'est pas gentil ça ! Allez raconte je veux tout savoir : Comment il s'appelle, ce qu'il fait et tout.

•-         Avant de tout te raconter, je voulais être sur de mes sentiments. Tu te souviens du médecin de Londres que l'on a rencontré au musé, et bien je l'ai revu après dans le parc on s'est échangé nos numéros puis il m'a emmenée au restaurant puis il est venu dîner à la maison et on a passé la nuit ensemble. Mais je l'aime si tu savais.

•-         Ne me dit pas que tu as... avec ce mec quand même.

•-         Ben si et alors ?

•-         Tu es complètement folle, ne me dis pas que tu envisages un avenir sérieux avec ce type.

•-         Si pourquoi ?

•-         Ne fous pas ta vie en l'air pour un mec comme lui, tu as fait tellement d'efforts pour arriver jusqu'ici et tu t'es privé de tellement de chose alors se serait trop con de tout perdre pour un amour d'une nuit.

•-         Tu as fini, je peux y aller. Alors premièrement je n'ai jamais dit que j'allais arrêter mes études et ça il en est parfaitement conscient il a même tendance à me pousser à étudier, deuxièmement ce n'est pas un amour d'une nuit mais l'homme que j'aime et avec qui j'ai envie de construire quelque chose de sérieux et de durable.

•-         Mais ouvre les yeux bon sang.

•-         Je ne vais ouvrir qu'une seule chose et c'est la porte pour que tu puisses t'en aller avant que nous nous disions des choses que nous regretterions tout de suite après.

Je n'en revenais pas, depuis quelque temps on n'arrêtait pas de se disputer.

Au soir j'ai raconté toute notre dispute à Lucas qui essaya de me consoler tant bien que mal et s'excusa d'être à l'origine de cette dernière.

Mais tout cela n'étais pas de sa faute, car la vraie raison c'est que pour la première fois notre amitié est mise en jeu.

En effet, je crois qu'elle à peur que je ne plaque tout du jour au lendemain pour aller vivre avec Lucas à Londres.

Mais comme je lui ai dit je ne veux pas arrêter mes études et Lucas le sait pertinemment bien.

La session d'examen commençait lundi, ce qui me donnait tout le week-end pour revoir bien tranquillement.

Mes premiers examens s'étaient bien déroulés et déjà il ne me restait plus qu'un seul.

A dix neuf heures, heure du coup de fil habituel Lucas m'annonça une nouvelle qui ne me réjouit pas du tout.

•-         Bonjour ma chérie, alors ça a été aujourd'hui ?

•-         Et bien je crois que ça a été.

•-         T'en mieux, il ne te reste plus que tes stats alors. Tu crois que ça va aller ?

•-         Oui j'ai eu un bon professeur qui m'a très bien expliqué.

•-         Au fait je ne reviens pas comme prévus car le directeur veut que je dirige une opération sur une petite fille de sept ans. Et en plus je dois déposer Thomas à l'aéroport car sa mère est de passage et le prend pour le début des vacances

•-         Ha donc on ne se voit pas avant un petit bout de temps.

•-         Ecoute, je sais que ce n'est pas amusant comme situation mais si je veux cette promotion je suis obligé de faire cette opération, en plus j'ai fait une promesse à cette petite fille et puis comme ça tu pourras finir tes examens tranquillement.

•-         D'accord je comprends mieux. Je te laisse, je vais relire une dernière fois puis, je vais me coucher.

•-         Bonne nuit alors. Je t'aime.

Je venais à peine de rouvrir ma farde que mon téléphone portable re-sonna.

C'était Mary qui m'annonçait qu'elle partait un peu plutôt en vacance avec son fiancé donc sa maison était libre tout le mois de juillet.

Le lendemain, une fois l'examen terminé, je téléphonai à Lucas pour lui annoncer que l'examen s'était bien passé et que je venais passer tout le mois de juillet près de lui à Londres.

Il était fou de joie à l'idée de m'avoir rien que pour lui pendant un mois entier.

Une semaine plus tard je me rendais à l'école pour avoir les résultats.

La chance était avec moi, j'avais tout réussi et après avoir téléphoner à mes parents pour leur annoncer la bonne nouvelle et après avoir reçut leurs félicitations, j'ai téléphoné à Lucas pour recevoir les siennes.

En courant vers la sortie, j'ai croisé Jenny qui, elle aussi, avait tout réussi.

Je l'ai invité à boire un verre au café d'en face pour fêter tout ça.

•-         Ecoute Luna, je m'excuse pour la dernière fois, je ne pensais pas tout ce que je t'ai dit.

•-         Je veux bien t'excuser mais je sais bien que tu pensais chaque mot que tu as prononcé.

•-         C'est vrai, c'est juste que je m'inquiète pour ma petite sœurette.

•-         Au fait je pars un mois à Londres en vacance près de Lucas. Tu veux venir avec moi ?

•-         Non c'est gentil mais avec Alain on a prévu de partir nous aussi.

•-         Tant mieux ! Amusez-vous bien alors.

•-         Dis-moi une chose avant que je m'en aille. Tu es sur de ne pas te tromper avec Lucas.

•-         Non pas du tout.

•-         J'espère que tu seras heureuse avec lui.

Je suis rentrée chez moi pour préparer mes valises car je partais le mercredi matin très tôt et je devais encore aller dire au revoir à mes parents et leur déposer Peluche.

•-         Au revoir maman ! 

•-         Tu fais bien attention en route et tu ne roules pas trop vite et si tu es fatiguée, tu fais une pause sur une aire de repos.

•-         Promis papa, je vous enverrais une carte et je vous téléphonerais.

Le jour du grand départ était arrivé et je n'avais pas eu trop de mal à rentrer mes valises dans la voiture, en plus je m'étais programmé une sélection de musique qui normalement devrait durer pour tout le trajet.

Vers dix heures, le téléphone sonna dans la voiture.

•-         Allô ma chérie ! Tu es déjà en route ?

•-         Ho maman&nbs

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