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Nos désirs font désordres par BTD

Nos désirs font désordres

Je pénétrais, dans l'immense et interminable couloir sombre, qui menait du hall à ce qu'ils somment  " Salle 35 ". Plutôt imposant. Cela me laisait présager la grandeur de ce lycée qui m'avait acceuilli, il y a six mois de cela.

Le professeur entama alors, l'éternel discours dès débuts. Je ne relacha cependant pas mon attention sur ce qui allait se présenter à moi. Cette même personne proposa une discussion, de franche camaraderie, disait-elle, une sorte de débat, ayant pour thème, le système éducatif en France.

Zora, je te laisse imaginer et mesurer la complexité de la tahce qui s'étendait, mais je tenais à saisir l'opportunité qui m'était, indirectement, adressée. Ayant fréquenté, depuis ma plus tendre enfance, un système différent de celui que je fréquentais. Bien décidé à utiliser cette chance, je fonda mon argumentation, je pris soin de réaliser cette formalité en rememorant les dires de notre ancien maître, Angelo, qui ressassait continuellement qu'aucune opinion n'est recevable, si elle n'est pas recherchée au préalable.

Le moment venu, mes camarades prirent la parole tour à tour. Me sentant comme écrasé devant l'assemblée, je n'eus pas le courage de m'exprimer serainement, à mon grand désarroi. Unanime, l'assemblée se satisfaisait de son modèle. Un d'entre eux, se demarqua et mis en relief la qualité de l'enseignement qui était dispensé, le choix possible entre établissements publics et privés, ainsi que les traditionnelles valeurs chères à la société française. De peur de délier définitivement les liens, si durement tissés avec mes nouveaux amis, je decidais de ne pas prendre la parole. Au terme de la séance, j'entrepris d'aller plutôt échanger quelques mots avec mon professeur, qui accepta sans rechigner. Sans m'interrompre, j'entamais, à mon tour, ce long discours qui se révélait être un monologue.

Je lui fis alors part de l'entonnant fossé qui s'était creusé, en comparaison à mon pays d'origine. Je citai quelques exemples qui m'ont le plus parqué durant mon séjour ; les classes surchargées, les différences en matière d'encadrement, des journées remplies, et consacrées exclusivement aux cours magistraux, ne laissant alors aucune ou peu de place, à d'autres activités qui ouvrent l'esprit sur le monde qui nous entoure.

Ce qui m'a le plus surpris, c'est l'engouement de la réussite qu'il existait dans ce lycée. Des élèves détérminés à réussir, quitte à sacrifier, et à laisser de côté une partie de leur vie, au profit du challenge, qui s'annonçait. Bon nombre de camarades me l'ont exposé durant " les pauses du midi ". Je cloturais mon explication par l'élan pour la réussite qui se dirige en grande partie vers les disciplines savantes : les sciences. Ceux avec qui, j'eus le privilège d'en discuter, furent unanimes à ce sujet. Ils m'en parlèrent pendant des heures.

Ceux qui réussirent leur projet, étaient alors considérés comme le fleuron de la nation, comparable à une sorte d' "avant polytechnicien". Mais ceux qui échouèrent, ou même ceux qui ne portaient guère d'interêt pour ces disciplines, se retrouvèrent délaissés, au bord du chemin, de l'ascension sociale.

Tu te doutes que mes propos choquèrent. Mon intelrocuteur ne dit point mot, laissant alors libre court à mon imagination.

Il quitta " la salle 35 ", en empruntant le long couloir qui menait du hall, à la salle des professeurs, en me laissant dans le flou le plus total.

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Style : Pensée | Par BTD | Voir tous ses textes | Visite : 720

Coup de cœur : 11 / Technique : 9

Commentaires :

pseudo : deborah58

BTD... ta réflexion est superbe. Le système éducatif actuel est effectivement sclérosé...Les enseignements tels qu'ils sont présentés laissent peu de place à l'expression de soi et il y a un certain élitisme scolaire qui fait que certains inéluctablement se retrouvent sur le bord de la route, sans aucun bagage. C'est peut-être ce qui fait, que l'enseignement tel qu'il est proposé en France est somme toute de qualité moyenne comparé à nos voisins européens. Amicalement et merci pour cette trés belle réflexion qui mérite amplement un coup de coeur.

pseudo : deborah58

BTD... ta réflexion est superbe. Le système éducatif actuel est effectivement sclérosé...Les enseignements tels qu'ils sont présentés laissent peu de place à l'expression de soi et il y a un certain élitisme scolaire qui fait que certains inéluctablement se retrouvent sur le bord de la route, sans aucun bagage. C'est peut-être ce qui fait, que l'enseignement tel qu'il est proposé en France est somme toute de qualité moyenne comparé à nos voisins européens. Amicalement et merci pour cette trés belle réflexion qui mérite amplement un coup de coeur.

pseudo : PHIL

LE TEMPS A FAIT QUE DANS NOTRE PAYS ON VEUILLE A TOU PRIX POUSSER LES JEUNES VERS L ENSEIGNEMENT GENERALE ET FAVORISER UNE SORTE D ELITISME.AUJOURD HUI NOUS CONNAISSONS UNE PENURIE DE TECHNICIENS.NOUS AVONS VOULU COPIER DES PAYS COMME LE JAPON AVEC TES TAUX AVOISINANT LES 90% DE BACHELIERS.C ETAIT UNE CONNERIE QUI N A FAIT QUE DEVALORISER CET EXAMEN ET QUI A LAISSE TOUS UN TAS DE JEUNES SUR LE BORD DU CHEMIN. BREF BIENVENUE A TOI

pseudo : BTD

merci pour ces commentaires, je n'ai que 18 ans donc pardonnez mes erreurs de style... :-)

pseudo : deborah58

Je n'ai pas vu d'erreur de style ?! Et puis le talent n'attend pas le nombre des années comme l'a dit un jour un ami poète !

pseudo : scribio

C'est un vaste débat, réforme aprés réforme, on a pas trouvé le système idéal, les élèves plutôt "scientifiques" sont considérés comme l'élite, et les métiers dits "manuels" sont dévalorisés, à tort, car il faut aussi se servir de sa tête pour faire un travail manuel. Il y aurait tant de choses à dire, mais je n'ai plus le temps. A bientôt et bienvenue BTD