Nuages.
Lourds. Lourds. Louuuuuuuuuuurds
Panne d'énergie.
Panne de lumière.
Panne de mes sens.
Plus envie de rien, ni de quiconque.
Magie d'hier, je t'appelle, mais tu es sans tympan.
Belle gambette et désir mort !
Avenir
Demain nul.
Demain laid.
Demain sans attrait.
Demain vide.
A quoi bon opposer mes barrières de rire ?
Mépris.
Le plus dur c'est le mépris.
Un caniveau comme horizon ?
Jamais de la mort.
Vieillesse
Le lent déséchafaudage du Poète,
guette,
s'insinue,
me détisse.
Enfants.
Grands heureusement.
Rien demandé, ils ne m'ont rien demandé. Un aîné, puis la petite !
Mais qu'est-ce qui me gouverne ? Qu'est-ce qui me gouverne ? Qu'est-ce qui me gouverne ?
Solidarité
Avec les gens de peu.
Moi
qui ne suis même pas solidaire de moi-même.
Le plus dur, c'est le mépris.
Remord ou regret
Souffrir.
Payer mes propres lâchetés.
Souffrir.
Payer mes propres violences.
Souffrir.
Quand donc aurais-je acquitté toutes mes dettes ?
Je l'affirme, mieux vaut regret que remord.
Mieux vaut douceur que violence.
Bonheur
Tous courtisent le bonheur ! Mais que savent-ils du bonheur ?
Le bonheur carbure à l'égoïsme.
Le bonheur est le terreau du malheur.
Le malheur doit tellement au bonheur !
Relativiser
Rire, tout de même.
Allez, le rire est de dignité.
Et le mépris d'indignité.
Décembre 2008
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Style : Poème | Par ombres et lumières, une vie | Voir tous ses textes | Visite : 659
Coup de cœur : 10 / Technique : 7
Commentaires :
pseudo : PHIL
QUE DE VERITES!!!
pseudo : ombres et lumières, une vie
Merci Phil, la poésie exutoire de la souffrance ! Plutôt que de geindre ma vie, en faire des guirlandes de larmes, non ?