Poème, dans lequel, à la manière de Deborah58, je me suis affranchi du comptage des pieds. J'ai fondé tous mes espoirs dans une lecture fluide, en des alexandrins de liberté.
Les interstices du temps se raréfient sais-tu
Comme nous nous les câlinions, comme nous nous y glissions
Toi toujours en avant quêteuse d'émotions vraies
Moi bien sûr en retrait doux baladin des ondes
Nous inventions ce monde où tu entendais vivre
Pour savoir où nous rendre nous n'avions qu'à nous dire
On y va ? Nous trouvions sans cesse notre bonheur.
Je n'ai jamais trop su d'où tu m'étais venue
J'ai tôt craint de te perdre n'ayant nulle garantie
Que ta déraison dure au-delà d'un printemps
Toi tu allais sans crainte en ce qui me concerne
tu me faisais confiance et tu me contenais
J'oubliais mes fêlures au carrousel des rires
Comme tes moues d’étoile ont squatté ma mémoire !
Mais tu n’as plus voulu absorber mes angoisses
Ce qui était magique en moi a viré plat
J’ai vu jusqu’à ton ombre tirer sa révérence
et j’eus bientôt compris : je n'avais pas l'étoffe
D'un compagnon de vie à peine d'un ami
Au loin tu t'éloignais de ta foulée limpide.
C'est ainsi que m’advient cet étrange coup de vieux
C'est ainsi que le temps a serré ses cordons
Il n'est pas d'avenir qui vaille où tu n'es plus
Que des rictus grotesques que des envies minables
Mais si tu m'interroges un jour de charité
Je me tiendrai front haut au-dessus de nous deux
Afin que tu retournes en paix là où tu ris.
Janvier 2009
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Style : Poème | Par ombres et lumières, une vie | Voir tous ses textes | Visite : 642
Coup de cœur : 10 / Technique : 7
Commentaires :
pseudo : Brestine
Une muse capricieuse n'en est que plus belle là où on l'aspire... Très beau.
pseudo : BAMBE
Bravo, infiniment bravo pour cette magnifique déclaration d'amour vrai et de tolérance pas moins sincère, quel panache !!
pseudo : scribio
Trés beau poême, un peu nostalgique, tu es beau joueur. Bravo Ombres et lumières. à +
pseudo : ombres et lumières, une vie
Merci à vous, une fois encore (de Brestine à Scribio).