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Admiration par slytherina

Admiration

Elle est là, devant moi. Son teint pâle et son regard vacant conçoivent cette infinie beauté dont résulte mon admiration. La mélancolie lui va à ravir. Ses hairs hautains la rendent si hermétique que je n’ose pas même poser les yeux sur son visage froid, rien qu’un bref instant. Elle sourit rarement, très rarement, mais lorsqu’elle sourit son visage s’illumine, bien qu’elle n’ait en rien besoin d’une telle clarté pour être radieuse.

Vouée aux gémonies par le monde qui semble la craindre, elle marche la tête haute, les indifférant. Je ne l’ai jamais vu contempler quelqu’un, ni même quelque chose excepté le ciel haut et lointain devant elle. Je ne l’ai jamais vu parler à quelqu’un non plus. Il semble qu’en elle règne une apathie des plus profonde, car elle ne paraît pas les haïr pour autant.

Parfois, j’ai l’impression qu’elle vient d’une autre époque que celle au sein de laquelle je vis. Son élégance lui offre une allure aristocratique qui lui va à merveille, la grâce et la subtilité analogues de son visage. Elle emporte toujours avec elle quelques livres dont j’ignorai l’existance il y a encore quelques jours, quelques feuilles que j’ai tenté de lire d’indénombrables fois sans parvenir à distinguer les mots si joliement écrits à l'encre d'une indescriptible couleur...

Ses lèvres maquillées d’un rouge brillant sont magnfiques. Son visage inspire la tristesse, mais une mirifique tristesse, la plus belle qu’elle soit, à tel point que paradoxalement, c’est une tristesse que j’aimerai vivre, une tristesse qui me rendrait joyeuse.

Je n’ose pas m'en approcher. Je ne pourrai agir ainsi éhontée de ma piètre personne, hétéroclite à l’immensité de la beauté qui pourvoit cette demoiselle homérique mais pourtant tellement réelle. Cependant, j’aimerais. Oh ! Oui, j’aimerais.  J’aimerais tant. Tant que je suis prête à tout, même à donner ma vie pour que cette sublimité personnifiée ne me consacre ne serait-ce qu’un regard, même méprisant.

Et la toucher. Oh ! Mon Dieu ! L’effleurer. La caresser. Que ne donnerai-je pas pour vivre cela ? Je suis prête à subir la damnation, les Enfers et bien pire si de telles choses existent, pour avoir la chance, l’honneur que de me voir poser sur son visage d’ange et sa peau blanche ma main afin d’en percevoir la douceur. Plus que tout, plus que n’importe quoi, c’est cela que je veux, mon plus grand souhait, l’ineffable envie, le désir sans fin que j’éprouve.

Mais est-ce convenable qu’une personne misérable telle que moi se voit attribué ce geste ? Oh ! Non. Ce serait une hérésie pour la plus enchanteresse des perle que de se voir souiller par mes doigts tout son être. Ce serait malsain, ce serait un surcroît de présomption que d’y songer simplement, alors que c’est ce que je fais, pourtant. Mais si elle savait combien je l’aime . Si elle savait au moins que j’existe.

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Style : autre | Par slytherina | Voir tous ses textes | Visite : 446

Coup de cœur : 9 / Technique : 9

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