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La lettrre par Mme Alaska

La lettrre

Je m’appelle Adelle et la personne en qui j’avais le plus confiance, qui savait me faire tenir debout, est morte hier. Elle disait souvent que le chagrin permettait à n’importe qui décrire. C’est surement pour cela qu’aujourd’hui je dépose ces quelques lignes … J’ai souvent cru en elle, alors j’espère ainsi, inconsciemment peut-être, me débarrasser de quelque chose ; un poids, une douleur, une certaine colère contre la vie ou bien la mort… Je ne sais pas encore. Elle s’appelle Mélanie. Nous l’appelions tous Mel. Elle préférait le diminutif à son prénom. Quand nous voulions l’embêter, il suffisait d’utiliser Mélanie.

Je m’appelle Adelle et ma meilleure amie est morte dans mes bras.

Tout s’est passé si vite. Cela a pourtant duré six mois. Un accident de voiture. Un homme soul arrivant de face. Elle n’a rien pu faire. Nous étions dans la même classe de terminal mais nous ne possédions tout de même que très peu d’amis en commun. Et pourtant c’est grâce à elle que je suis encore là aujourd’hui. Elle savait apprécier n’importe quel livre. En serait-il autant avec ces quelques lignes ?

Tout a commencé il y a maintenant six mois par une banale journée de pluie en un jour d’automne. Elle était partie du lycée à la foi énervée et triste. Elle voulait réfléchir avant de m’en parler. Ça a toujours fonctionné comme ça entre nous et nous ne nous en sommes jamais plaintes. Mais si cette fois il en aurait était autrement, aurait-elle pu faire quelque chose pour éviter le chauffard ? L’aurait- elle croisé ? Je ne sais pas. Je ne sais rien ! J’évite d’y réfléchir. Pourtant chaque scénario possible tourne en boucle depuis ces six mois. Si elle n’avait pas tourné, aurait-elle eu plus de chance ? Serait-elle morte sur le coup ? Serait-elle encore parmi nous ?

Je m’appelle Adelle et je possède les deniers écrits d’une personne décédée.

Que dois-je faire ? Pourquoi me les confier ? Devrais-je les donner à ses parents ? Une longue lettre est glissée avec. Je ne l’ai pas encore lue malgré que Mel soit partie en écrivant ces lignes… C’est trop difficile. On m’aurait dit tout cela il y a un an, j’aurais certainement rit au nez de cette personne. Après tout, où est la difficulté pour lire ? Aujourd’hui je sais qu’elle se trouve dans le cœur. L’endroit le plus fragile chez l’Homme. Des mots suffisent à le blesser, une mort suffit à le vider… Aurais-je le courage de lire la lettre ? Aurais-je le courage de lire ses derniers textes ? Que faire de ses brouillons ? Ce ne sont que des questions anodines mais elles suffisent à me hanter. Je me sens perdue. Je ne sais pas quoi faire. Ses parents n’ont pas conscience de leurs existences « c’est peut-être mieux ainsi » disait-elle. Au début, lorsqu’elle disait cela, nous ne faisions que débattre pendant plusieurs minutes. Mais à mesure que je les lisais, je la comprenais. Aujourd’hui, donner ses écrits à ses parents reviendrait à la trahir. Je ne peux pas m’y résoudre. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas non plus à qui me confier. C’est une sensation vraiment étrange que de perdre sa meilleure amie. J’ai comme l’impression d’avoir perdu une partie de moi-même. Réfléchir est devenu plus compliqué. Elle est la seule en qui j’avais totalement confiance. Bien sur, il y a les autres mais se sont les ‘‘autres’’. De simples amis. Savez-vous la différence entre votre ami et votre meilleur ami ? Non ? Alors vous n’avez pas de meilleur ami et n’en avez jamais eu. Rassurez-vous, vous apprendrez cela quand vous l’aurez trouvé. Vous verrez ainsi le bonheur qu’il saura vous apporter et que vous lui apporterez en retour.

Sa lettre est devant moi. Je n’arrive pas à la regarder. Elle me rappelle tout ce que j’ai perdu. Je n'ai pourtant pas d'autre choix que de la lire. C'est tout ce que je peux encore faire pour elle aujourd'hui.

D'après ma mère, la mort de Mel a provoqué un choc. Depuis elle reste persuadée que je devrais voir quelqu'un. un psy pour ceux qui aiment les choses claires et precises. Malheureusement pour elle, je préfère la solitude à un psychologue. Ne vous méprenez pas, je n'ai rien contre eux ... tant qu'ils restent loin de mes histoires ... Comment faire confiance à un inconnu lorsque vous avez déjà beaucoup de difficultés à faire confiance à vos plus proches amis ? Parce que c'est une personne exterieur, je devrais aller lui raconter mes petites histoires ? Très peu pour moi, merci bien. Je n'ai pas besoin de parler, sauf à une seule personne, mais il se trouve qu'elle reste indisponible ... Et pour cela, je ne mettrai pas plus de détail.

La lettre me fixe. Je lève les yeux et ose la fixer à mon tour. Toutes les larmes refoulées tentent de monter. Je pars allumer la musique oubliant ainsi ce qui m'attend pendant deux secondes. ''La lettre à Elise''. Certainement pas la meilleure étant donné les circonstances mais cette musique signifie pour moi, la paix. Connaissez-vous les pouvoirs de la musique, de sa mélodie, de ses instruments ? J'espère pour vous. Sinon je ne sais pas comment vous fetes pour tenir le coup. J'écoute donc Beethoven en bouc;e pendant un long moment faisant ainsi ressurgir de bon vieux souvenirs. Ils savent me faire oublier le présent. J'en oublie les larmes qui réclamaient leur liberté. Après tout, pourquoi seraient-elles libre alors que moi-même je ne le suis pas ? Oui, c'est une reflexion totalement déplacée mais à cet instant, je prefère penser à cela plutôt qu'à ces derniers mois qui ont stopé bientôt trois ans de pur bonheur ... Pourquoi la joie s'accompagne-t-elle toujours d'une immence poisse qui ici se traduis par une colère, une peure, une très lourde perte, une tristesse insuportable ... ?

Je prends la lettre ... La déplie lentement, respire prfondemment et commence la plus dur des lecture de ma vie.

"Coucou Adelle"

Son écriture tremble. Ce qui est parfaitement compréhensible après six mois de coma. J'ai peur de continuer, mes mains sont prises de tremblements que je ne peux contrôler. Je continue de lire, je lui dois bien ça.

"Ca me fais bizarre de t'écrire. Tu es juste à côté mais tu as l'air très fatigué. C'est pourquoi je préfère te donner un peu de lecture. Oui je sais bien que tu voudrais que je te réveil mais j'en suis incapable. Pour la première fois depuis si longtemps, tu sembles paisible. Très fatiguée mais paisible. C'est un peu contradictoire mais c'est la vérité. Pas grâve, tu pourras m'engueler autant que tu le souhaites mais à ton réveil :)

La deuxième raison pour laquelle je préfère écrire sera peut-être plus logique pour toi - même si pour moi, elle reste la moins logique mais là n’est pas le problème. A l’oral, je sais parfaitement que je n’arriverai pas à te faire savoir ce que je voudrais que tu saches. Mes mots se perdent déjà à cet instant. C’est pourtant ici que je suis le plus à l’aise. Je sais que, peut-être, tu ne liras pas ou que dans quelques temps - voir années me connaissant. Je crois que je me dégonfle… Et oui, ça ne change pas. A mon avis, jamais je ne pourrai vraiment dire et faire connaître tous ce qui touche les sentiments. Cela aussi tu comprendras.’’

Je comprends très bien. J’ai moi-même ce problème plus ou moins handicapant. Nous n’avons jamais su refléter notre pensé avec des mots. Lorsque cette difficulté ne nous concerne pas, on peut penser que ce n’est rien, qu’un jour cela ne posera plus problème. Mais lorsqu’elle vous touche, vous réalisez très vite à quel point c’est dur de se dire que jamais les autres ne sauront que vous tenez à eux, que vous êtes là si besoin est, ect. Bien sur, dit comme cela … Mais au fond c’est… Je ne saurais décrire cette incapacité avec de simples mots. Je préfère donc m’abstenir et poursuivre, le cœur étant de plus en plus lourd à mesure qu’il se vide.

Continuer. Mot si facile à écrire. Mes pensés se bousculent. Je n’arrive pas à remettre de l’ordre. Ces prochaines lignes pourront peut-être m’aider, me soulager. Pff, et puis quoi encore ?!

Oui bien sur que je t'aurais disputée. Six mois que j'attends pour te parler, pour que toi aussi tu me parles. Six mois ... Ils m'ont paru bien plus long, comme ce jour me parraisant interminable. Comment va se présenter l'avenir ? Ne pas croire que je t'oublirai de si tôt. Cela est impossible. Ma douleur est bien trop grande pour q'elle puisse, un jour, complétement se refermer. Tu me comprenais. Je te comprenais. Rien d'anormal. Mais mon silence maintenant se fera solitaire. Ma joie reste sous terre avec toi qui viens de te perdre. Je crois que je divague. Mes phrase ne veulent plus dire grand chose ... Tant pis.

‘‘Il est temps aujourd’hui que tu ais une preuve de ma reconnaissance. Ces mots seront beaucoup plus faibles que ma pensé, ne l’oubli pas.

Comme tu t’en doutais apparemment, je pouvais t’entendre, entendre mes parents, qui ne venaient pas très souvent d’ailleurs, et entendre Marc. Lui ne devait pas savoir que je pouvais écouter car il m’a tout avoué sur ses sentiments. Ses paroles n’ont fait cesse que de me refaucher mais elles me faisaient peur aussi… Je n’ai jamais pensé aller plus loin avec lui. Nous sommes amis depuis si longtemps maintenant.

Bref, ce n’est pas de cela que je voulais te parler.’’

Ses paroles me décrochent un sourire. Elle a toujours su comment me faire rire, même pendant les moments les plus noires de ma vie. Certes un rire triste mais un rire tout de même. Avez-vous déjà ressenti ce sentiment de joie envahi d’une profonde tristesse ? Encore une fois, cela est trop dur pour moi à décrire. Je ne suis pas la bonne personne pour mettre des mots sur de l’abstrait… Mais c’est lorsque vous rencontrez ce sentiment que vous savez quelles sont les personnes qui vous connaissent le mieux car, dans n’importe quelle situation, elles sauront comment vous redonner le sourire. Considérez ces personnes comme de merveilleux ami, uniques et très rares. Surtout, gardez-les précieusement car pour en retrouver …

‘‘Vincent aussi venait. Tu le sais certainement mais le dire m’aide à poursuivre. Lorsqu’il était là, tout paraissait plus dur, son souhait étant que je laisse tomber … Ce que j’aurais fait si tu n’avais pas était présente. « Ca ne sert à rien que tu restes » disait-il. Combien de personnes ont pensé comme lui ? Suis-je un si grand poids pour les autres ? Comment veux-tu rester quand quelqu’un te sort cela ? «Tu n’auras plus à souffrir. Aujourd’hui tu te bats mais pourquoi ? ». Effectivement dit de cette façon, la réponse est toute évidente. C’est ainsi que parfois je préférais partir. Mais on me ramenait à chaque fois … Quelques secondes de paix tout de même. Imagine : plus de souci, plus d’ennui, ne penser à rien, complète absence de sentiment, quelque soit celui-ci ! C’est magnifique. Puis, coup de défibrillateur et te revoilà … Heureusement, tu venais. Tu me parlais. Tu te vidais. Et là je savais enfin pour qui je restais. Je t’ai alors promis, sans que tu ne le saches, que je resterais pour de bon. Et me voici, …’’.

« Me voici ». Deux mots de trop. Je n’arrive pas à finir la phrase. Je ne peux plus m’empêcher de donner libre cour à ma tristesse. C’est beaucoup trop dur. Comment vivre en ayant perdu la personne la plus proche de vous ? Comment continuer en ayant perdu la personne en qui vous devez la vie ? Le chaos s’empare de moi. Le noir ne cesse de luire. La lumière pourra-t-elle se représenter ?

Je pensais que tu voulais tout laisser tomber. Mais j’avais totalement tord. Tu n’as simplement pas pu résister à la mort. Comment ai-je pu douter de toi durant ces derniers mois ? Je m’en veux. Aujourd’hui tu n’es plus là pour m’aider tout comme je n’ai pas su t’aider il y a six mois …

Que faire ? Je ne peux continuer la lettre … J’ai le cœur lourd, beaucoup trop lourd.

Je décidai de replier la lettre, disant ainsi adieux à la personne qui compter le plus pour moi. Mes idées se sont noircies. Le soleil saura-t-il éclairer un jour les ténèbres ? Peut-être. Mais un rideau filtrera indéfiniment une partie de cette lumière.

Pour finir ces quelques lignes, je tiens à vous souhaiter de ne jamais connaître cette souffrance. Beaucoup penseront que toutes mes pensés sont exagérées. Malheureusement ce n’est pas le cas. Continuez de croire le contraire, cela prouve que vous n’avez pas, un jour, rencontré ce malheur qui perdure pendant une durée parfois sans limite mais qui peut souvent vous empêcher de continuer dans le bon sens.

Adieux Mel. Jamais je ne pourrai t’oublier. Jamais je ne pourrais te remercier …

(Ne pas hésiter si des fautes se présentent)

"Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur est interdite"

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Coup de cœur : 7 / Technique : 7

Commentaires :

pseudo : malone

tragique... les mots me manquent...

pseudo : gold-lips

Début très encourageant ! :) J'attends la suite avec impatience !

pseudo : rsadekbouziane@gmail.com

C'est à travers l'écrit que généralement, on arrive à apaiser la douleur et la souffrance, et pour continuer à être fidèle à la disparue, il faut continuer à écrire pour mettre en mémoires toutes les qualités d votre ami, je vous soutiens et vous encourage.

pseudo : Mme Alaska

Merci pour vos commentaires, je voulais aussi faire savoir que cette histoire reste fictif pour éviter toute confusion. Mais je suis tout de même entierement d'accord sur ce qui a été dit sur l'écriture.

pseudo : Tsukushi

J'ai hâte de lire la fin, l'histoire est très prenante, et j'étais déjà totalement dedans ! Bonne continuation, bisous ;)

pseudo : Maya

C'est super ! On est à fond dedans jusqu'à la fin ! Tu as vraiment du talent ! Moi aussi, j'aime bien écrire ! J'écrit une histoire, je l'ai publiée sur un blog !

pseudo : Mme Alaska

Merci encore une fois :) Tu écris quel genre d'histoire ? Tu écris aussi d'autres choses ?

pseudo : Linaewen

Toujours aussi beau, j'ai failli pleurer... J'ai hâte de pouvoir lire et relire toute cette histoire en entier.

pseudo : Mme Alaska

Pas si elle te fais pleurer :( On préfère tous te voir sourir :)

pseudo : Linaewen

C'est pas grave, c'est des larmes qui valent le coup, puisque cette histoire est absolument magnifique. Sinon je ne pleurerais pas. On ? Tu me dois une ptite explication lol

pseudo : Maya

Je viens de lire la suite, c'est magnifique ! (même si tu n'en a pas écrit beaucoup plus, c'est toujours ça de gagné !C'est une histoire fantastique, que j'écris. Pour l'instant, je n'écrit que ça, mais je vais peut-être écrire autre chose...Mais chaque chose en son temps ! Il faut d'abord que je finisse celle que je suis en train d'écrire !

pseudo : Mme Alaska

Bonne chance pour finir ! :) Merci beaucoup, désolé si faut du temps pour mettre la suite mais j'ai pas vraiment l'occasion la suite sur ordinateur ... Fan de fantastique ? Tu penses écrire quoi d'autre ?

pseudo : Maya

J'ai une 2ème idée en tête, et c'est du fantastique aussi ! C'est pas grave du tout, que tu ne publies pas beaucoup à chaque fois ! Au contraire, ça donne encore plus envie de lire la suite !

pseudo : Mme Alaska

Alors j'espère que la suite (et fin) ne decevra pas de trop (surtout maintenant que la fin est prête. Celle que tu écris en ce moment est ta première histoire ? Tu comptes mettre ta deuxième idée tout de suite sur papier (ou ordi) ou tu finis d'abord celle qui est commencée ? D'ailleur j'espère, un jour, avoir l'occasion de la voir :)

pseudo : Linaewen

Ayez y a la fin !!! =) Je la relirai un jours où j'aurais une boîte de mouchoirs à côté xD Mais je commence à la connaître par coeur :p Tu devrais écrire plus de nouvelles, parce que celle-ci est vraiment très bien écrite ! ;)

pseudo : Maya

J'adore ! C'est trop bien ! Et tellement triste... Oui, celle que j'écris est ma première histoire, et je préfère la finir avant de commencer ma 2ème ! Je suppose que tu voudrais connaitre l'adresse de mon blog, pour que tu puisses enfin lire cette histoire dont je te parle tant, mais je ne voudrais pas faire de la pub sur un blog qui n'est pas le mien...Donc, m'autorises tu à te donner l'adresse de mon blog, et donc à faire un peu de pub ?

pseudo : Mme Alaska

Oui tu peux faire autant de pub que tu veux :) Merci d'avance pour l'adresse, j'espère pouvoir vite y aller pour lire ton histoire ! J'écris ce que j'arive comme tu le sais déjà. Pour le moment je me contente des textes. Lol lis qqch de joyeux plutôt que ça, surtout si les mouchoirs doivent être presents !!

pseudo : Linaewen

Oui je le sais, mais des petits défis de temps en temps, ça donne un peu de piment ^-^ Non, je préfère lire tes fabuleux écrits =) Pas grave pour les mouchoirs, faut bien que ça serve un jour xD

pseudo : Maya

Alors mon adresse, c'est http://maya-et-sialemina.over-blog.com/ et je suis d'accord avec Linawen : tu devrais écrire plus de nouvelles ! Celle-ci est géniale !

pseudo : Mme Alaska

Je n'ai pas encore eu l'occasion de tout lire ton histoire (seulement jusqu'au chapitre 4) mais le début est vraiment super ! Merci pour l'adresse :) Pour le moment ça reste encore les textes mais j'esaie de trouver des idées pour une seconde nouvelle (moins triste donc faudra beaucoup de temps). Merci en tout cas pour les encouragements ^^. Oui mais à force t'aura plus de mouchoirs lol

pseudo : Linaewen

T'es pas forcément obligée de faire en moins triste, surtout que tu as parfaitement la maîtrise ^^ Lol tkt pas pour les mouchoirs, y en a toujours un dans un paquet ;)